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04.10.15 : It’s nothing to write home about

« Humiliated on home turf » (Daily Telegraph) ; « England crash out » (Sunday Times) ; « End of the World (Mail on Sunday)»
Loin, très loin de cette tempête médiatique anglaise, le stade Richemont était témoin, ce dimanche matin, d’un affrontement entre le bleu grenat et le jaune tessinois (comprendre par là Servette HC et HAC Lugano).

27.09.15 : Si l’on veut gagner, il faut réellement le vouloir

8:30, rendez vous à la gare de Genève pour certaines, à la gare de Nyon pour une autre ;-), avant de se retrouver au complet dans un wagon réservé pour la Première équipe Dames du Servette HC, direction Zurich. Les têtes semblent encore un peu endormies, mais les sourires ne manquent pas pour les 16 joueuses convoquées par Juriaan Klocks. Si les 3h30 de train permettent à l’équipe de se mettre au clair quant au choix de l’habillement (dû à un manque de t-shirts et de chaussettes assorties), c’est néanmoins avec l’esprit encore embrumé que les joueuses arrivent à Zurich. Après avoir pris possession des vestiaires mis à disposition et enfilé leurs maillots, c’est avec une énergie relative que toute l’équipe se dirige vers le terrain (certes trempé et boueux, mais ensoleillé !).

27.09.15 : Dimanche champêtre à Steffisburg

Etait-il possible de faire mieux qu’un match de Coupe de Suisse à Steffisburg un dimanche à onze heures ? Je ne pense pas. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés, à peine remis de notre match rocambolesque de la veille face à Lucerne, à six heures et demie dans le hall de la gare. Ce n’est qu’après presque trois heures et deux changements que nous arrivons à Steffisburg. Les joueurs ne connaissant pas ce terrain, très cher à cette équipe de LNB, le découvrent enfin. Ce n’est malheureusement pas le gazon de Wimbledon, mais il faudra bel et bien y disputer quatre fois dix-sept minutes et trente secondes afin de se hisser au tour suivant de cette Coupe de Suisse.

26.09.15 : Une victoire de caractère

Samedi 26 septembre, premier double week-end de la saison et nous jouons déjà face à un adversaire directe pour la lutte pour les premières places du championnat régulier : Lucerne. Ce match allait se disputer à Genève, au stade de Richemont, sur le terrain des Grrrenat… Après une bonne prestation de notre Deuxième équipe face à l’équipe 2 de Lucerne, il était hors de question de faire moins bien.

19.09.15 : Victoire à l’arrachée face à Zurich

Après une très bonne semaine d’entraînement, la Première équipe du Servette, dont plusieurs joueurs étaient absents, s’est dirigée samedi 19 septembre vers Zurich pour y jouer son troisième match de la saison contre Grasshoppers CZ. Le match a été remporté non sans peine par les Grenat sur le score de 2-1 contre un adversaire qui connaît un début de championnat jusqu’à présent difficile. En effet, GCZ vient de perdre son troisième match consécutif. 

13.09.15 : Les Grenat continuent sur leur lancée en remportant le derby

Un derby genevois qui peut chauffer de temps en temps et nous amener un beau spectacle. Après une semaine avec un seul entraînement à cause du Jeûne genevois, la préparation n’était pas idéale. Alors que les équipes s’étaient séparées sur un match nul l’année passée, l’envie de faire mieux était grande chez les Grenat.

Billet du président (Août 2015)

Quand en mai 1990 j’ai donné mes premiers entraînements à de petits juniors servettiens, je n’avais aucune idée de l’aventure qui m’attendait. Avec Mireille et Sandra nous avons pris énormément de plaisir à organiser ces entraînements, des déplacements, nuits en abris de protection civile, tournois, soirées, etc. Ma passion, le hockey sur gazon, est devenue une passion familiale. Rapidement il a été nécessaire de structurer le club. En particulier il fallait un président, poste alors vacant depuis quelques années. Surprise, c’est Xavier qui s’y est collé, avec son large sourire. Je me rappelle encore très bien le jour où il m’annonce que tout va bien, il reste encore quelques milliers de francs dans la caisse (je ne suis pas certain qu’à l’époque Xavier comprenait la différence entre P&P et bilan).
Bref, s’occuper de ses enfants et de leurs ami(e)s est un vrai bonheur. Bien sûr il y a aussi eu quelques frustrations. Par exemple les juniors qui annoncent arrêter le hockey la veille de finales. Ou des arbitres qui ne pouvaient, à l’époque, imaginer des Genevois battre des Suisse-allemands. Mais les rires l’ont toujours emporté.
Dès le début tous les Genevois, aussi bien Servettiens que nos partenaires du BBHC, m’ont tous dit et répété : c’est impossible, tu n’y arriveras jamais, c’est juste un coup, on ne peut pas faire du hockey sérieux, on n’a pas d’argent et, surtout, ça ne tiendra pas sur la durée. Et chacun de m’offrir une bière, considérant que c’était là le vrai summum de notre activité. C’est peut-être bien cela qui m’a le plus motivé. Finalement, il n’y a que l’impossible qui mérite qu’on s’y attèle.
Mais pour réaliser l’impossible il faut quand même un peu d’argent. J’étais agacé par les parents qui nous disaient : « mon fils ne peut pas jouer ce week-end, il a un tournoi de tennis et au prix que ça coûte … ». Et bien, si c’est ainsi, on va tout simplement multiplier le montant de la cotisation par 3 (ou peut-être était-ce 5, je ne me rappelle plus ; au début la cotisation était essentiellement gratuite). Puis on a obligé chacun d’acheter des cartes de membres de soutien, à vendre à leur famille et amis. Un groupe d’anciens a formé un comité de soutien de la 1ère équipe, un soutien très apprécié : merci à tous ! Lentement on a appris comment trouver des subventions (un travail à plein temps, tant les règles changent continûment). Puis il a fallu chercher des sponsors. La rengaine « c’est impossible » est ressortie, sans la bière, les hockeyeurs genevois me croyaient fou. Probablement avec raison. Reste qu’aujourd’hui un bon tiers de notre budget provient du sponsoring.
Quand nos enfants, à Sandra, Mireille et moi, ont quitté les U11 (appelés minimes à l’époque, puis JD entre temps), s’est posée la question de savoir si on allait se contenter de suivre nos enfants ou construire tout un mouvement junior. Vous connaissez la suite. Sandra a été présente tous les mercredis après-midi, en plein-air comme en salle, pendant 19 ans. Et Mireille s’apprête à entamer sa 26ème année ! Pour rappel, en juin dernier nos U11 et U17 ont gagné leur titre de champion suisse ! Et ce n’était de loin pas nos premiers titres de champion junior.
Mais là je vais trop vite. Vers 16 ans nos jeunes étaient déjà bien trop forts pour moi. J’ai quitté la responsabilité du mouvement junior pour prendre la présidence du club. Le premier défi était de monter de 1ère ligue en LNB. Aujourd’hui, cela peut faire sourire, mais à l’époque ce n’était pas gagné. Puis rester une année en LNB avant de viser la LNA … avant de rechuter en LNB. Mais la 2ème promotion fût la bonne, depuis le Servette n’a pas raté une seule fois les play-offs. Puis sont venus la première qualification en Coupe d’Europe en 2003, la première victoire en Coupe suisse en 2010 et le premier titre de champion suisse en 2014. Et les Servettiens qui n’y croyaient pas sont finalement revenus vers moi. La grande fête du centenaire du Servette (merci Paulo et Cie), le prix du Club of The Year de la Fédération Européenne, et le titre suprême de 2014 y sont évidemment pour beaucoup.
Pour arriver à cela il a fallu s’entourer de compétence et donc de quelques professionnels (tiens, encore quelque chose de soi-disant impossible). Après coup je pense qu’on aurait dû faire le pas plus tôt, avec plus de confiance en nous. Mais, après coup, c’est plus facile.
Et aujourd’hui ? Aujourd’hui je dois avouer que je suis extrêmement heureux de quitter la présidence. Vingt-cinq ans c’est long. Je suis très content de voir un nouveau comité reprendre les rênes du club, avec leurs passions, leurs envies et, bien sûr, leurs priorités. Aujourd’hui j’ai le sentiment de laisser un club sain, tant sportivement que financièrement.
J’ai toujours géré le Servette comme un club amateur et fier de l’être. J’ajouterais «amateur mais sérieux ». La charte de nos équipes fanions et nos statuts en témoignent. Ma stratégie a beaucoup profité d’opportunités et de souplesse. Toute ma gestion du Servette a été basée sur la confiance. Les contrats sont pour la plupart oraux, confirmés par une poignée de main et un e-mail. Mais aujourd’hui le club a probablement besoin de plus de structures, de règles mieux établies, mieux communiquées et davantage imposées. Cela ne sera pas facile, des dents vont grincer. Le prochain comité a ses ambitions que je lui laisse communiquer. Certaines me paraissent impossibles. Vous voyez bien qu’il est temps que je me retire.
Pour finir, laissez-moi quand même dire ma nostalgie de l’époque où tout se discutait/décidait à la buvette de Richemont autour de quelques verres. J’ai beaucoup fait changer le Servette, avec succès. Mais parfois je me demande si nous n’avons pas aussi perdu quelque chose. A l’époque, avec 20-30 membres nous étions toujours au moins 10-15 aux entraînements conviviaux de l’été. Puis allions manger tous ensemble. Aujourd’hui nous sommes plus de 200 membres, mais avons de la peine à en trouver 10 pour les entraînements conviviaux et je ne me rappelle plus la dernière fois qu’on a fini tard au restaurant. Encore une fois, il est grand temps que je me retire.
​Nicolas