16.06.13 : Quand une saison s’envole en seize petites minutes…
Le sport est parfois cruel. Le sport est parfois injuste. Le sport est surtout inattendu, surprenant, soudain. Quand la pièce lancée par l’arbitre lors du toss frappe le sol et rebondit, avant de s’incliner, personne ne peut déterminer avec certitude si le résultat sera "face" ou "pile". Le point d’un match nul décevant (comme contre HC Olten au premier tour) ou réjouissant (arraché au Luzerner SC lors de la dernière journée) de prime abord, l’est-il toujours autant une fois les comptes faits? Débuter une demi-finale de play-off à l’extérieur, un avantage ou un inconvénient? Le sport, et le hockey sur gazon, ont cela de magique qu’ils sont imprévisibles, incalculables. La réalité des chiffres s’efface une fois le pied mis sur la pelouse pour faire place à la réalité du terrain. On peut gagner 9 duels mais en perdre un seul déterminant. On peut encaisser peu de buts dans une saison mais tous en même temps. On peut échaffauder des plans et des schémas, entraîner des mouvements et des techniques, s’encourager et s’épauler, ce qui se passe pendant les 140 minutes de matchs aller-retour de play-off en est le concentré, l’essentiel: le résultat implacable et inaltérable d’une saison complète.